À la fin du XVIIIᵉ siècle, la variole est l’une des maladies les plus redoutées au monde. Très contagieuse et souvent mortelle (environ 30 % des cas), elle laisse aussi de nombreux survivants défigurés ou aveugles. En Europe, on estime qu’elle tue des centaines de milliers de personnes chaque année. La seule méthode de prévention connue à l’époque est la variolisation : on inocule délibérément la variole à des personnes pour les immuniser, mais cette pratique reste risquée, car elle peut entraîner des formes graves et contagieuses.
C’est dans ce contexte qu’Edward Jenner, médecin anglais, propose en 1796 une alternative beaucoup plus sûre : la vaccination. En observant que les laitières atteintes de la vaccine (cow-pox), une maladie bénigne des vaches, ne contractent jamais la variole, il inocule la vaccine à un enfant, James Phipps, qui devient ensuite immunisé contre la variole. Cette expérience, qu’il publie en 1798, marque le début de la vaccination moderne.
Auteur : Claude Perrin